Le Rapido Avril 2026

30/04/2026



l’Arsenal a un nouveau co-secrétaire générale.

Le jeudi 9 avril, notre syndicat a réuni sa commission exécutive afin d'élire le remplacant de Didier Quattropani co-Secrétaire Général qui après une carriére bien remplie va pouvoir profiter d'une retraite bien méritée.



Cette commission éxécutive a donc élu Renaud Dauphin pour assumer cette responsabilité pour la co résponsabilité de notre syndicat avec Amélie Pichon.

Le départ de Didier marque une étape , mais certainement pas une rupture.                                                                                                                                                                                     Notre syndicat est structuré autour de deux sections complémentaires :

-une section industrielle

-une section étatique

 Cette organisation nous permet aujourd'hui de couvrir l'ensemble des salariés de la Base Navale de Toulon & de ses antennes, quel que soit leur statut.

Avec cette transition, nous affirmons que nous sommes organisés, déterminés et pleinement tournés vers l'avenir.



 



« Après le pain, l'éducation est le premier besoin du peuple » — Danton, 1793

Il y a plus de deux siècles, Danton défendait une idée simple : un peuple qui ne sait pas est un peuple qui subit. Cette vérité n'a pas pris une ride.

Le salarié qui ignore ses droits est un salarié vulnérable. Celui qui ne connaît pas sa convention collective, les règles de son contrat ou les recours à sa disposition, accepte sans négocier, se tait sans savoir qu'il pourrait parler.

L'information syndicale, c'est précisément ce pain-là. Savoir que le licenciement abusif se conteste, que la santé au travail se défend, que l'employeur n'a pas toujours le dernier mot — ce sont ces connaissances qui transforment un salarié isolé en travailleur conscient de sa force.

La CGT existe pour ça : non pas penser à la place des salariés, mais leur donner les moyens de penser par eux-mêmes. Informer, former, expliquer. Parce qu'un salarié qui sait, c'est un salarié qui résiste.



 



Entre 2022 et 2026, vos élus CGT ont fait un choix clair : ne jamais fermer les yeux face aux situations à risque.

Plutôt que d’attendre ou de minimiser, nous avons utilisé un outil essentiel : le droit d’alerte, au service direct de votre sécurité, votre santé et de vos droits.

Un outil pour ne pas laisser passer l’inacceptable

Le droit d’alerte permet d’intervenir immédiatement face à une situation dangereuse ou anormale. Ce n’est pas un simple signalement, mais une démarche officielle qui oblige l’employeur à réagir.

Dans cette mandature, la CGT s’en est saisie à chaque fois que nécessaire. Là où certains se contentent de discours, nous faisons le choix d’agir.

 

Des interventions concrètes sur le terrain

Nos alertes portent sur des situations réelles, vécues par les salariés.

Danger grave et imminent : consignations électriques sur la FLF Courbet (risques liés à des procédures insuffisantes), légionellose sur VAUBAN – douche VA 11 (risque sanitaire grave), portes closes après accident sur MY201 (refus de banaliser).

Atteinte aux personnes : situation au Hall des accus, nécessitant une alerte officielle sur l’intégrité des salariés.

Environnement : mise en peinture du PHA en zone VAUBAN, avec des risques liés aux conditions d’intervention, à l’exposition et aux impacts environnementaux.



Agir quand il le faut

Déposer un droit d’alerte, c’est prendre ses responsabilités, faire face à la direction et ne pas laisser les salariés seuls face aux risques.

Là où certains détournent le regard, la CGT intervient.

Une CGT de terrain, pas de façade

Ces actions traduisent une réalité : une CGT présente, vigilante et engagée, qui observe, alerte, agit et suit les situations jusqu’à leur résolution.

À l’inverse, trop souvent, d’autres organisations privilégient la communication et l’affichage, sans aller jusqu’à l’action concrète sur le terrain.

La différence, elle est là. Et vous la vivez au quotidien.

 

En 2026, faire le choix de l’action

À l’approche des élections professionnelles, une question simple :

Qui a été présent quand il le fallait ?

Qui a agi concrètement pour votre sécurité et vos conditions de travail ?

La CGT continuera à être : présente/ vigilante/ engagée

Parce que vos conditions de travail ne doivent jamais être une variable d’ajustement.



 



Bilan de nos interventions

Notre engagement syndical ne s’est jamais relâché. Bien au contraire, cette période de 2022-2026 a été l’occasion de démontrer concrètement notre rôle essentiel sur le terrain : alerter, protéger, intervenir et faire respecter les droits des salariés face aux situations à risque.

             

  3 DGI

•Consignations électriques sur FLF Courbet

•Suspicion de légionellose sur Vauban

•Portes closes suite à l’accident MY201

  2 droits d'alertes

•Atteinte à l’intégrité des personnes (Situation au hall des accus)

•Environnement (Mise en peinture du PHA en zone Vauban)

Ce bilan, loin d’être exhaustif, illustre notre vigilance quotidienne et notre capacité à agir rapidement face aux situations critiques. Derrière chaque alerte, il y a une volonté claire : garantir la sécurité, la santé et la dignité de tous.

Pour aller plus loin l’article le saviez-vous?



 



 

 

Externalisation, filialisation : STOP À LA CASSE ORGANISÉE !

Derrière les mots « modernisation », « mutualisation », « performance »…
une seule réalité : on organise la sortie des activités et la fragilisation des salariés.

Le projet de plateforme logistique externalisée (PFLE Sud), comme d’autres projets récents, n’est pas un cas isolé.

C’est une méthode. Une stratégie. Et elle se répète partout.



NE SOYONS PAS DUPES

Ce type de projet entraîne toujours : moins d’activités en interne /plus de sous-traitance / plus de dépendance / plus de précarité

Et à la fin ? des suppressions de postes, directes ou déguisées

 

LES SIGNAUX D’ALERTE

Quand vous entendez :

« mutualisation »  « hub »  « externalisation maîtrisée »  « flexibilité »  « groupes de travail volontaires »

à  ALERTE ROUGE  Le processus est déjà lancé.

 

REFUSONS D’ÊTRE LES SPECTATEURS DE NOTRE PROPRE DÉMANTÈLEMENT

Ne pas réagir, c’est laisser faire.   

Participer sans cadre, c’est cautionner.

Se taire, c’est subir.

 

NOTRE FORCE : LE COLLECTIF

Exigeons : la transparence sur les véritables objectifs des garanties écrites sur les emplois l’arrêt des externalisations déguisées

Refusons : les décisions déjà prises les concertations de façade l’instrumentalisation des salariés

 

CONCLUSION

Ce qui est en jeu, ce n’est pas une simple réorganisation.

•C’est une stratégie globale.
•C’est une transformation profonde de nos activités.
•Et ce sont nos emplois qui sont directement menacés.

Le projet PFLE et les impacts sur l’équipe CRM ne sont ni un cas isolé, ni une exception. Ce qui se joue aujourd’hui, nous l’avons déjà vécu ailleurs. avec la Kteam , avec le SLI Amiral Aube, avec les AR

 

À chaque fois :

même discours rassurant / même méthode progressive / mêmes conséquences sur les activités et les équipes

Rien de nouveau… si ce n’est que ça continue.

La direction avance par étapes, projet après projet, service après service.

Ce qui est externalisé aujourd’hui disparaît demain.



 


 

CPF plafonné à 1 500 € : un recul pour les salariés

La réforme 2026 du Compte personnel de formation (CPF) impose un plafond de 1 500 € par formation, même si le salarié dispose de plus sur son compte.

Pour la CGT, cette mesure est un « contre-sens » :

elle limite l’accès réel à la formation, en laissant un reste à charge souvent important ;

elle pénalise surtout les salariés les plus modestes et les moins qualifiés ;

elle ouvre la voie à une intervention accrue des employeurs, qui pourront conditionner ou orienter les formations.

Derrière un objectif affiché d’économies, la réforme marque un recul du droit individuel à se former, au profit d’une logique plus budgétaire et patronale.

Pour la CGT, c’est toute la philosophie du CPF qui est remise en cause:

moins de liberté pour les salariés, plus de contrôle sur leurs parcours professionnels.



 



Question d’un syndiqué d’une autre organisation

Moi qui suis syndiqué dans une autre organisation, je ne comprends pas pourquoi la CGT s’allie si peu avec les autres syndicats. Est-ce qu’on ne serait pas plus forts ensembles pour obtenir de vraies avancées pour les salariés ?

Réponse à notre lecteur

Cher Gilles*,

Merci pour votre question, qui mérite qu’on s’y arrête. Vous nous demandez pourquoi nous nous allions si peu avec les autres organisations syndicales, alors que l’union ferait la force. Voici notre réponse, sans détour.

D’abord, il y a entre la CGT et les organisations dites réformistes une différence de philosophie nette. Nous ne signons aucun accord qui serait défavorable aux salariés, et nous ne cherchons pas le compromis à tout prix. Politiquement, nous avons besoin d’accords qui fassent réellement avancer la condition des travailleurs et des travailleuses. Sur ce point, nous ne transigeons jamais. Et surtout, nous ne serons jamais – jamais – les relais de la direction.

Ensuite, l’expérience nous montre que ce n’est pas en multipliant les alliances à n’importe quel prix que l’on gagne. Quand la CGT est forte et qu’elle parvient à tirer les autres syndicats vers le haut, elle obtient des avancées significatives pour tous. Souvenez-vous des négociations annuelles obligatoires de 2023 : nous avions gagné des hausses importantes pour l’ensemble des salariés – 2 400 € d’AG pour les OETAM et 2 040 € pour les cadres. C’est le rapport de force, pas le compromis mou, qui a payé.

D’ailleurs, même lorsque la CGT ne signe pas un accord, le rapport de force que nous créons porte la négociation plus loin que ce que les autres auraient obtenu seuls. Bien souvent, les gains réalisés ou les avancées obtenues sont le fruit de l’action de la CGT. Ce sont nos mobilisations, notre détermination qui obligent la direction à lâcher du lest, même si d’autres syndicats finissent par signer.

Bien sûr, nous prenons toujours en compte le point de vue de la direction. Mais c’est l’intérêt des salariés qui prévaut dans nos négociations. Et c’est là un point de détail important… qui devient en réalité un point de divergence fondamentale entre nous et les autres organisations syndicales.

Autre différence de taille : quand nous négocions, notre point de départ est toujours relativement haut. Nous visons haut pour pouvoir trouver un compromis – ou mieux, un accord – réellement intéressant pour les salariés. Ce n’est pas la position des autres syndicats, qui ont une fâcheuse tendance à démarrer trop bas parce qu’ils craignent toujours la réaction de la direction. Ce n’est pas notre cas.

Voilà, cher Gilles, pourquoi nous ne nous allions pas à n’importe quelles conditions. L’union est souhaitable, mais à condition qu’elle serve les travailleurs, pas qu’elle arrange la direction.

Bien sincèrement,

 

La rédaction CGT

 

*Prénom changé pour garder l’anonymat.

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