Compte rendu CA du 20/02/26

01/04/2026


Le conseil d’administration de Naval Group s’est réuni mercredi 20 février 2026 au siège social, avant la convocation de

l’assemblée générale des actionnaires.

 


Une très bonne année 2025 pour Naval Group !

 

Sur le plan financier, l’année 2025 s’avère exceptionnelle pour Naval Group. 

Une prise de commandes record, qui atteint près de 19 milliards d’euros, est principalement portée par les contrats français, notamment le MCO des SNLE 2G, le programme PANG, et surtout le SNLE 3G.

Le carnet de commande qui s’élève à 32 milliards d’euros, garantit une activité pérenne de la société sur plusieurs années, jusqu’à la fin de la décennie prochaine pour le PANG et le SNLE.

Le taux de marge en carnet progresse de 2 points ce qui signifie que les contrats passés cette année ont contribué à redresser la marge (notamment Sous-marin Nucléaire Conventionnellement Armé Brésil (SNCA)).

Le chiffre d’affaires progresse à 4,679 milliards d’euros, idem pour l’EBIT à 330 millions d’euros.

Cela révèle une maitrise des couts sur les programmes et donc une amélioration de la compétitivité.

La photo est donc belle pour le départ du directeur financier Franck Le Rebeller et l’arrivée de son remplaçant Vincent Le Biez qui devra continuer dans la même ligne.

 

 

Cela permet 3 choses : 

àD’assurer une rémunération variable du PDG maximale (100 000€)(abstention des administrateurs salariés CGT)

 

àDe verser aux actionnaires 133.5 millions d’€ (l’Etat et Thales) (vote contre des administrateurs salariés CGT)

 

àDe signer un accord NAO avec de fortes augmentations de salaires.

 

Et non ! le 3eme point n’est pas d’actualité car l’accord NAO signé par la CFDT, l’UNSA et la CFE-CGC n’a pas apporté aux salariés les évolutions de salaires escomptées…

 

Mais cela aussi, vu du conseil d’administration, c’est également une très bonne nouvelle !




Une rémunération maximale pour le PDG!

La rémunération maximum du PDG est validée par décret et ne peut excéder 450k€ annuel.

Le PDG s’est plaint de sa rémunération qui n’a pas évoluée depuis 10 ans.

Comme seule la rémunération du PDG est plafonnée, certains membres du COMEX gagne beaucoup mieux (quasiment le double!) leur vie.

Nous lui avons proposé de rejoindre la CGT pour revendiquer un meilleur salaire.

En effet, la CGT revendique un rapport de 20 maximum entre le plus petit salaire et le plus important de l’entreprise.

 

 

Le salaire minimum à Naval group est de 30 000€ annuel la rémunération du PDG pourrait être de 600 000€.

C’est une boutade mais cela montre que nous ne faisons pas de démagogie sur la rémunération du PDG.

 

Nous ne sommes également pas dupes de ses autres revenus comme des jetons de présence pour une participation à différents conseils d’administration ( CDA notamment) ou de sa présidence du Gican !

 

Moralité, on le plaindra quand on aura le temps !




Responsabilité sociétale de l’ entreprise

Affaire Capgemini aux Etats Unis : Capgemini a développé pour la police de l’immigration (ICE) américaine des logiciels pour traquer les migrants.

Cette société étant partenaire de Naval Group, nous avons donc demandé si cela ne posait pas de problème au niveau de la responsabilité sociétale de l’entreprise et si de tels agissements étaient compatibles des valeurs de l’entreprise.

 

La réponse de la direction a consisté à évacuer le sujet à partir du moment ou Capgemini n’a pas été condamnée en justice, pour le respect des valeurs.

 

Pas de commentaires….

 




Le programme GDM Belgo-Néerlandais fait perdre de l’argent à Naval-Group 

Le programme Guerre des Mines Belgo-Néerlandais continue de sombrer financièrement, le montant des pertes à terminaison s’élève à 130 millions d’€ et une provision de 40 millions d’euros a été prise par la direction financière pour anticiper des dérives à venir.

 

Le problème est le manque de visibilité sur la maîtrise de ce projet ou le co-traitant Xail en charge de la dronisation du navire connait des difficultés importantes.

 

Le premier navire à être 100% opérationnel sera, si tout va bien, le 5ème de la série des 12 bâtiments.

 

Alors que la dérive du programme FDI, à hauteur de 120 millions, avait provoqué une réaction vive de la direction (remplacement du directeur des bâtiments de surface), la situation du programme guerre des mines ne suscite pas beaucoup de réactions ou tout au plus une sorte de fatalisme ambiant. 

 

Il faut dire que le contrat a été signé à perte par Naval Group / ECA face à une offre STX / Thales, un combat que l’Etat n’a pas su empêcher et qui dans l’absolue pourrait se reproduire… 

 

La politique industrielle censée être performante avec une conception Naval group du navire, une fabrication Kership (Piriou / Naval-Group) avec une sous-traitance de coque en Roumanie n’a pas démontrée son efficacité, loin s’en faut ! 



 


Actualisation des prospects

Les principaux prospects en cours sont la Suède et le Danemark pour les BS et la Grèce pour les sous-marins

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Naval group a proposé plusieurs options pour répondre à la demande Danoise, la fourniture de 3 frégates FDI (3 fabriquées à Lorient ou 1 fabriquée à Lorient et 2 au Danemark), la modernisation des frégates fabriquées par Maersk et un projet conjoint de navire porte drones.

 

La réponse du Danemark devrait intervenir à la fin du premier trimestre. 

La Grèce souhaite se doter de sous-marin de nouvelle génération

La problématique est le besoin combiné de bâtiments de surface et de sous-marin qui doit être soumis à des arbitrages budgétaires, réponse attendue sur le 2èmesemestre. 

 

Ce sont les campagnes les plus actives mais les autres prospects restent vrais, Egypte, KSA, EAU, Inde, Argentine.

A noter les clients demandent de plus de plus de transfert de technologie et de fabrication locale, ce qui ne chargera pas les ateliers de Naval-Group.




La SST s’améliore  mais à quel prix!

 

Les résultats SST s’améliorent et passent au vert en 2025.

Le taux de fréquence passe à 3.7 sur les accidents avec arrêt de travail (assez proche de ce que l’on peut trouver dans le milieu bancaire par exemple).

En tant que salarié, nous nous félicitons de ces résultats. Cependant les représentants CGT sont intervenus pour signaler qu’une politique SST basée sur l’application systématique de sanctions ne peut être qu’une politique de court terme qui ne permet pas d’ancrer la culture de la SST comme le ferait la prévention.

 

 

 

Le directeur SST a précisé que certains sites axaient leur politique SST sur la prévention et d’autres sur les sanctions (situation hétéroclite). 

Dommage pour les Indretois, le directeur de ce site est plutôt axé sur la sanction.

 

Nous continuerons de dénoncer cette politique et avons l’intention d’engager des actions collectives pour stopper ces dérives, à bon entendeur!

 




Vos Administrateurs Salariés CGT :

Tony Lecorps Indret

Amélie Pichon Toulon