De la résilience au progrès: Allons plus loin

15/09/2026


Nous avons assez prouvé que nous savions nous adapter.

Il est temps maintenant de construire avec les agents.

Depuis des années, les fonctionnaires sont devenus un coupable facile.

Trop nombreux. Trop protégés. Trop coûteux.

Nous refusons cette caricature !

Derrière les chiffres, il y a des femmes et des hommes qui font vivre le service public, accompagnent les transformations et répondent présents lorsque le pays en a besoin.

À l’Arsenal de Toulon, nous savons ce que cela signifie. Pendant la crise sanitaire de la Covid-19, alors que les entreprises fermaient et que les salariés étaient confinés, les agents du service public ont répondu présents. Nous avons assuré la continuité du service public, comme l’exigent nos missions, et continué à soutenir le ministère des Armées. Cette période a rappelé concrètement l’importance de nos missions, de nos compétences et de notre engagement au service de l’État.

Réorganisations, évolutions des métiers, nouvelles technologies, nouvelles exigences, nouveaux programmes : les personnels civils se sont adaptés. Encore et encore.

Ils ont tenu.

Ils ont accompagné les transformations du ministère.

Ils ont fait preuve de cette résilience que l’on finit parfois par considérer comme acquise.

La résilience ne doit pas devenir un mode de gestion !

On ne peut pas demander toujours davantage aux agents tout en acceptant que leur rémunération, leurs conditions de travail ou leur protection sociale décrochent progressivement.

Comment peut-on encore parler de « privilèges » lorsque certaines grilles indiciaires conduisent à devoir verser une indemnité différentielle pour atteindre le SMIC ?

Comment accepter que le pouvoir d’achat ne suive pas l'évolution du coût de la vie ?

Comment accepter que certaines protections sociales reculent alors que, dans d’autres secteurs, elles progressent ?

Nous ne demandons pas de revenir en arrière.

Nous demandons d’avancer.

Le progrès social, c’est maintenant !

Pour nous, le progrès social, ce n’est pas simplement conserver ce qui existe.

C’est conquérir de nouveaux droits.

  • Mieux reconnaître le travail, les qualifications et les responsabilités.
  • Permettre aux agents de vivre dignement de leur salaire.
  • Améliorer les conditions de travail.
  • Garantir une protection sociale réellement adaptée aux besoins des personnels et de leurs familles, et au juste prix
  • Donner aux services les moyens humains nécessaires.
  • Et surtout, faire des agents des acteurs des transformations, et non une variable d’ajustement.

Notre protection sociale mérite mieux que des promesses.

La complémentaire santé et la prévoyance constituent des sujets essentiels pour chacun d'entre nous.

Nous serons donc particulièrement vigilants sur leur évolution.

On entend aujourd’hui parler d’une possible baisse des cotisations pour les bénéficiaires de la complémentaire santé.

Nous ne demandons qu’à la voir se concrétiser.

Mais tant que rien n’est acté, nous resterons attentifs aux garanties, aux tarifs et à l’équilibre global du dispositif.

Parce que le rôle de la CGT est précisément celui-là : poser les questions, vérifier, négocier et défendre les intérêts des agents. C’est aussi cela, un syndicat!

Alors, à quoi sert un syndicat?

Un syndicat, ce n’est pas seulement une organisation qui intervient lorsqu’un problème survient.

C’est un collectif qui vous accompagne, vous informe, vous défend et porte votre parole.

Être là, lorsque des décisions sont prises.

Informer, quand les règles changent.

Défendre, quand vos droits sont menacés.

Négocier, lorsqu’il faut obtenir des avancées.

Construire, quand il faut gagner de nouveaux droits.

Et surtout, c’est la possibilité pour chacun de ne pas rester seul face à l’administration.

Se syndiquer, c’est donner de la force à cette action collective.

C’est pouvoir compter sur des représentants présents sur le terrain, mais aussi leur donner les moyens de continuer à agir toute l’année.

Et nous avons déjà obtenu.

Cette année encore, nous avons construit des victoires.

Des avancées obtenues grâce au travail collectif, à la mobilisation, à la négociation et à la détermination.

Elles s’inscrivent dans la continuité de celles obtenues les années précédentes.

Nous ne les considérons pas comme un aboutissement.

Une victoire n’est pas une raison de s’arrêter. C’est une raison de continuer.

Continuer à défendre.

Continuer à négocier.

Continuer à conquérir.

Continuer à créer de nouveaux droits.

À Toulon, le ministère se transforme.

Nous voulons que le progrès social transforme aussi la vie des agents.

Nous ne sommes pas opposés à la modernisation du ministère.

Nous voulons simplement qu’elle se fasse avec celles et ceux qui la vivent.

Les agents connaissent leurs métiers, leurs contraintes et leurs réalités.

Leur expertise doit être entendue.

Car un service public performant ne peut pas reposer éternellement sur la capacité de ses personnels à encaisser les changements.

Investir dans les infrastructures, les équipements et les technologies est nécessaire. Investir dans les femmes et les hommes qui les font fonctionner l’est tout autant.

Aujourd’hui, nous voulons changer de logique.

Nous avons été résilients.

Nous avons accompagné les transformations.

Nous avons fait notre part.

Nous voulons désormais que le progrès social soit à la hauteur de cette contribution.

C’est le sens de notre engagement dans ces élections professionnelles.

Votre vote permettra de renforcer notre représentativité et notre capacité à peser dans les CSA et dans les décisions qui concernent votre avenir professionnel.

Mais au-delà du vote, nous avons besoin de vous toute l’année.

Parce qu’un syndicat fort, c’est un syndicat qui compte dans les instances, mais c’est surtout un syndicat qui peut s’appuyer sur des agents nombreux, mobilisés et engagés.

Nous ne voulons plus seulement être résilients.

Nous voulons construire.

Construire avec vous.

Défendre avec vous.

Gagner avec vous.

Créer du progrès social avec vous.

Pour aller plus loin: 

Fonctionnaires, personnels civils du ministère des Armées : nous ne sommes pas le problème!

Depuis des années, le débat public donne des fonctionnaires une image qui ne correspond ni à leur réalité, ni à leur engagement.

Trop nombreux. Trop protégés. Trop coûteux. Trop de « privilèges ».

À force de répéter ces caricatures, on finit par faire des agents publics les responsables de problèmes qui les dépassent largement.

La CGT refuse cette logique.

Parce qu'un fonctionnaire n'est pas une ligne budgétaire. C'est une femme ou un homme qui travaille, qui se forme, qui prend des responsabilités, qui accompagne les transformations de son administration et qui assure, chaque jour, la continuité du service public.

Au ministère des Armées, cette réalité est particulièrement évidente.

Les personnels civils sont indispensables au fonctionnement et à la résilience de notre outil de défense. La Marine elle-même reconnaît leur rôle historique et leur nécessité au sein du ministère.

Et à Toulon, nous savons ce que signifie s'adapter.

Des années à accompagner les transformations

Notre environnement professionnel a profondément changé.

Les organisations ont évolué. Les missions se sont transformées. Les technologies ont progressé. Les métiers se sont complexifiés. Les exigences se sont renforcées.

Les personnels ont suivi.

Ils ont appris de nouvelles méthodes, acquis de nouvelles compétences, absorbé les réorganisations et continué à assurer leurs missions malgré les changements successifs.

À la Base de Défense de Toulon, la CGT constate elle-même depuis plusieurs années des transformations importantes des infrastructures et des organisations, alors que les missions deviennent toujours plus nombreuses et plus pointues.

Cette capacité d'adaptation, nous l'appelons souvent résilience.

Mais il faut maintenant poser une question simple :

Jusqu'où peut-on demander aux agents d'être résilients ?

Car la résilience ne peut pas devenir un modèle social.

Elle ne peut pas servir à justifier des effectifs insuffisants, des carrières qui ralentissent, une rémunération qui décroche ou des conditions de travail qui se dégradent.

Nous avons accompagné les transformations. Nous voulons maintenant que les transformations améliorent aussi la vie des agents.

Le paradoxe d'un ministère qui veut être attractif

Le ministère des Armées doit recruter.

Il doit attirer des compétences.

Il doit fidéliser les personnels.

Il doit conserver les savoir-faire.

La programmation militaire elle-même identifie l'attractivité, les compétences et la fidélisation comme des enjeux essentiels, avec une volonté affichée de renforcer notamment les rémunérations et les parcours professionnels des personnels civils et militaires.

Mais comment être attractif lorsque les rémunérations ne suivent plus le coût de la vie ?

Comment fidéliser lorsque les possibilités d'avancement ne correspondent pas toujours à l'expérience et aux responsabilités réellement exercées ?

Comment conserver les compétences lorsque les agents constatent que leur qualification n'est pas suffisamment reconnue ?

La question n'est pas théorique.

La FNTE-CGT alerte depuis plusieurs années sur l'érosion du pouvoir d'achat, les difficultés d'attractivité et de fidélisation et les effets des politiques successives de restructuration.

Et le constat est désormais difficile à ignorer : on ne peut pas demander davantage aux personnels tout en leur donnant moins de raisons de rester.

Le salaire n'est pas une dépense. C'est la reconnaissance du travail.

Le point d'indice est resté trop longtemps déconnecté de l'évolution réelle du coût de la vie.

La FNTE estime que les agents de l'État ont perdu une part importante de leur pouvoir d'achat depuis 2000 et porte aujourd'hui une revendication claire : augmenter les salaires, revaloriser le point d'indice et l'indexer sur l'évolution des prix et du SMIC. Elle revendique également une véritable reconnaissance des diplômes, des qualifications et de l'expérience au cours de la carrière.

À Toulon, nous portons la même exigence.

Parce que derrière les grandes discussions sur l'attractivité, il y a une réalité très simple :

Un métier n'est attractif que s'il permet de vivre correctement de son travail et d'envisager une carrière.

Le salaire doit reconnaître le niveau de qualification.

La progression doit reconnaître l'expérience.

La rémunération doit permettre de suivre l'évolution du coût de la vie.

Et les agents doivent pouvoir se projeter dans leur avenir professionnel.

Le progrès social ne consiste pas à défendre le passé

Nous entendons parfois que les organisations syndicales défendraient uniquement des « acquis ».

Ce n'est pas notre conception du syndicalisme.

Défendre un droit lorsqu'il est menacé, oui.

Mais notre ambition va plus loin.

Le progrès social, c'est obtenir ce qui n'existe pas encore.

C'est améliorer les rémunérations.

C'est reconnaître les qualifications.

C'est améliorer les carrières.

C'est obtenir de meilleures conditions de travail.

C'est protéger les agents lorsqu'ils sont malades.

C'est garantir une protection sociale réellement adaptée.

C'est donner aux services les effectifs nécessaires.

C'est permettre aux agents de mieux concilier leur travail et leur vie personnelle.

C'est aussi obtenir localement des mesures qui améliorent concrètement le quotidien.

À Toulon, la CGT porte ainsi des revendications qui vont de la rémunération et des carrières à la prise en charge des repas, des transports et de la mobilité durable.

Parce que le progrès social ne se résume pas à une grande réforme nationale.

Il se construit aussi dans les lieux où nous travaillons.

La protection sociale : nous voulons mieux, pas simplement différent

La complémentaire santé et la prévoyance sont devenues des sujets incontournables.

La mise en place de la protection sociale complémentaire constitue une évolution importante, mais elle doit maintenant être évaluée à partir d'une question essentielle :

Est-elle réellement adaptée aux besoins des agents ?

La FNTE-CGT suit ce dossier dans les instances de pilotage et continue de porter l'exigence d'une protection sociale à la hauteur des enjeux économiques et sociaux.

Nous resterons donc particulièrement attentifs aux évolutions du dispositif.

Des annonces circulent aujourd'hui sur une éventuelle baisse des cotisations pour les bénéficiaires de la complémentaire santé.

Nous souhaitons évidemment que cette baisse puisse devenir une réalité.

Mais tant qu'elle n'est pas actée, nous continuerons à poser les questions qui intéressent directement les agents : combien allons-nous payer ? Pour quelles garanties ? Avec quelles évolutions dans le temps ?

Notre rôle n'est pas de relayer des promesses.

Notre rôle est de vérifier, d'alerter, de négocier et de défendre.

Un syndicat, ça sert à quoi ?

La question mérite d'être posée.

Un syndicat, ce n'est pas seulement une organisation que l'on appelle lorsqu'un problème survient.

C'est une présence collective au travail.

C'est quelqu'un pour vous informer lorsque les règles changent.

C'est quelqu'un pour vous accompagner lorsque vous rencontrez une difficulté.

C'est une organisation capable de porter une revendication face à l'administration.

C'est une force collective capable de négocier, de mobiliser et, lorsque cela devient nécessaire, de créer un rapport de force.

Et surtout, c'est ce qui permet de ne pas rester seul.

Une personne peut être entendue. Un collectif peut être écouté. Un collectif organisé peut obtenir.

C'est toute la différence.

Et cette année encore, nous avons construit des victoires

Nous ne voulons pas faire ici la liste de toutes les avancées obtenues.

Elles sont le résultat d'un travail quotidien : des dossiers suivis, des agents accompagnés, des réunions préparées, des négociations menées, des alertes lancées, des mobilisations organisées.

Elles s'inscrivent dans la continuité des victoires obtenues les années précédentes.

Elles démontrent une chose : rien n'est jamais écrit d'avance.

Une situation peut évoluer, une décision peut être infléchie, un droit peut être obtenu, une injustice peut être combattue.

Une victoire n'est pas une raison de s'arrêter. C'est une raison de continuer.

À Toulon, nous voulons changer de logique

Le ministère des Armées va continuer à se transformer, notre base va continuer à évoluer et les métiers vont continuer à changer.

Nous ne prétendons pas arrêter cette transformation, nous voulons qu'elle se fasse autrement !

Avec les personnels.

Avec leur expertise.

Avec leur expérience.

Avec leurs propositions.

Parce que ceux qui travaillent quotidiennement sur le terrain savent ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et ce qu'il faudrait changer.

La transformation ne doit donc plus être synonyme d'adaptation permanente des agents, elle doit aussi être synonyme d'amélioration de leur situation.

Le ministère investit dans ses infrastructures, ses équipements, ses technologies et ses capacités.

Il doit investir tout autant dans celles et ceux qui les font fonctionner.

Le capital humain n'est pas une variable d'ajustement. C'est une capacité stratégique.

De la résilience subie au progrès construit

Pendant des années, nous avons fait preuve de résilience: nous avons accompagné les réorganisations, nous avons accepté les changements, nous avons appris de nouveaux métiers, nous avons continué malgré les difficultés.

Nous avons fait notre part.

Maintenant, nous voulons autre chose.

Nous voulons que cette capacité collective soit reconnue, nous voulons de meilleures rémunérations, de meilleures carrières, une protection sociale solide, des conditions de travail dignes, des effectifs à la hauteur des missions, une véritable reconnaissance des qualifications et de l'expérience.

Et surtout, nous voulons être acteurs des transformations qui concernent notre avenir, c'est le sens de notre engagement et c'est aussi le sens des prochaines élections professionnelles.

Votre voix compte. Notre force aussi.

Les élections professionnelles détermineront la représentation des personnels dans les différentes instances, notamment les CSA.

Plus la CGT sera représentative, plus elle disposera de poids pour porter vos revendications, intervenir dans les décisions qui concernent le travail et défendre cette orientation.

Mais le vote ne suffit pas.

Un syndicat fort, c'est un syndicat représentatif dans les instances et organisé sur le terrain.

Se syndiquer, c'est choisir de ne pas rester spectateur.

C'est participer à une action collective.

C'est donner au syndicat les moyens d'être présent toute l'année, pas seulement au moment des élections.

C'est aussi pouvoir prendre part aux décisions, aux mobilisations et aux victoires à venir.

Nous ne voulons plus seulement être résilients.

Nous voulons construire.

Construire avec vous.

Défendre avec vous.

Négocier avec vous.

Gagner avec vous.

Et surtout, continuer à créer du progrès social.

CGT Arsenal de Toulon et ses antennes