Naval Group : De l’Arsenal d’État à l’Économie de Guerre, reprenons le contrôle de notre travail !
Le 20 mars dernier, la CGT région PACA organisait en Arles une journée d’étude cruciale sur l’impact de « l’économie de guerre » et l’avenir de nos industries de défense. Notre syndicat y a participé ainsi que les syndicat CGT de Thales, Eurenco (qui conçoit, développe et fabrique des explosifs, poudres et chargements propulsifs pour les munitions d’artillerie, de char, de mortier, de moyen calibre et navales) et Arkema (qui produit du perchlorate de sodium, substance utilisée pour produire le carburant des missiles balistiques stratégiques). Dans un contexte international marqué par l'embrasement de plusieurs régions du monde, le rôle de notre entreprise et le sens de notre travail sont plus que jamais au cœur du débat
démocratique. Une transformation profonde, pas une simple modernisation.
Depuis la privatisation partielle de 2003, nous sommes entrés dans un modèle d'industrie « financiarisée ». Les décisions sont désormais dictées par des indicateurs de performance, des objectifs financiers, et une quête permanente de productivité avec une bascule historique concernant les contrats : 2/3 d’export, 1/3 de national.
Cadres de proximité : la pression invisible
Entre objectifs imposés par la direction et attentes des équipes, les cadres de proximité subissent une pression réelle mais souvent méconnue. L’enquête baromètre cadres de l’UGICT CGT met en lumière une charge de travail en hausse, des semaines souvent supérieures à 40 h et une reconnaissance professionnelle insuffisante dans de nombreuses entreprises.
Pour aller plus loin sur ces réalités vécues et les enjeux pour les cadres, consultez le dossier de
presse du Baromètre cadres de l’UGICT CGT : https://www.calameo.com/books/007609330cf8a454bfa7b
Une lecture essentielle pour comprendre pourquoi les cadres ont tout intérêt à se mobiliser et à rejoindre la CGT.
Golfe Persique : des marins français pris au piège
Plus de 50 marins français sont actuellement bloqués dans le golfe Persique, au cœur d'une zone de conflit. La CGT a demandé en urgence une réunion avec les armateurs pour exiger leur rapatriement et l'application des compensations prévues par les accords internationaux. Un sujet qui nous concerne tous.
Source : Mer et Marine — lire l’article au complet: https://www.meretmarine.com/fr/marine-marchande/20000-marins-de-commerce-bloques-dans-le-golfe-la-cgt-demande-une-reunion-d-urgence-au-sujet-des
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Drones navals dans le Var : Naval Group bientôt concurrencé dans son propre jardin ?
Naval Group investit 140 millions d'euros pour créer son centre d'excellence drones et systèmes d'armes à La Londe-les-Maures, prévu pour 2027-2028.
Mais à quelques kilomètres de là, SeaOwl vient d'annoncer l'implantation d'une usine de drones navals à Ollioules pour 10 millions d'euros, sur le même bassin d'emploi et les mêmes technologies. Une bonne nouvelle pour la filière navale varoise… ou le signe que Naval Group devra composer avec de nouveaux concurrents pour attirer les talents et les marchés de demain ? Une question que la CGT entend bien poser.
Source:
Naval Group – Projet La Londe : https://www.naval-group.com/fr/projet-la-londe-les-maures
SeaOwl à Ollioules:
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Arrêt maladie : votre employeur peut-il vous contacter ?
La réponse est claire : votre employeur n'a pas le droit de vous solliciter pour travailler pendant un arrêt maladie — que ce soit par SMS, mail ou téléphone. Demander des précisions sur un dossier ou évoquer le travail lors d'un burn-out peut même être qualifié de harcèlement. Il peut en revanche vous contacter pour récupérer du matériel ou des codes d'accès, mais sans vous obliger à vous déplacer. Vos droits, c'est important de les connaître !
Source :L 4121-1 du code travail
Le GICAN fédère les 735 entreprises de la filière navale française — de Naval Group aux sous-traitants — et publie chaque année la radiographie économique de notre secteur. Voici ce que disent les chiffres 2024 :
15,9 Mds€
C'est le chiffre d'affaires de la filière navale en 2024, avec un cap annoncé à 16 milliards. Une santé financière éclatante — qui rend encore moins acceptable le moindre blocage sur les rémunérations.
68 %
C'est la part du chiffre d'affaires réalisée dans la défense. Naval Group est au cœur d'une filière stratégique pour la souveraineté nationale. Un secteur qu'on ne peut pas délocaliser — et des emplois qu'on ne peut pas brader.
pour allerplus loin, le rapport complet: https://gican.asso.fr/gican/ledition-2026-du-cahier-du-maritime-dans-les-territoires-est-disponible/
Chaque mois, retrouvez ici les perles entendues en CSE, sélectionnées pour vous.
Quand les réunions deviennent épiques… nous, on note !
Voici les moments choisis du CSE du 10/02/26 sur l'accord OTT et les fameux horaires variables.
Lors des négociations, la CGT a proposé un accord comprenant six mesures, dont celle permettant à Naval Group de modifier les horaires en adaptation au métier dans les équipes. Toutes les organisations syndicales étaient d'accord pour signer — sauf la CFDT, qui a refusé, sans même prendre la peine de lire le document.
Quelques semaines plus tard, en CSE, la CFDT réclame l'une de ces mêmes mesures.
CGT : « Il était indiqué que Naval Group se donnait la possibilité de modifier les horaires quel que soit le bon vouloir du salarié. »
CFDT : « C'était indiqué où ? »
CGT : « Tu l'aurais vu si tu t'étais donnée la peine de le lire. »
Refuser de signer. Refuser de lire. Puis réclamer en CSE ce qu'on a rejeté à la table des négociations…
Walter Tailliez, Secrétaire du CSE — et si le CSE, c'était vous ?
Fils de syndicaliste, passé par le privé sans filet syndical, Walter a rejoint la CGT chez Naval Group avec une conviction simple :
la solidarité et le collectif, ce ne sont pas des gros mots — c'est ce qui fait tenir un groupe.
Au quotidien, il négocie, règle des questions juridiques, décharge des cartons et reste disponible pour chaque salarié qui pousse la porte du CSE. Pas de journée type, pas de titre ronflant : un couteau suisse au service de tous.
Ce dont il est le plus fier ? Un CSE unique chez Naval Group : propriétaire de parts dans des structures de tourisme social, ce qui permet à chacun de partir en vacances à prix ultra compétitif — et de financer encore plus d'activités pour tous.
« Un CSE proche du terrain, géré avec sérieux, transparence et dans l'intérêt collectif. »
Le CSE de Toulon, c'est la CGT. Et la CGT, c'est vous.
Lire l'interview complète : https://www.cgtarsenaltoulon.fr/actus-arsenal-toulon/i/94911491/le-portrait-rapido-mars-2026
EPI : bientôt en option ?
Les EPI seraient-ils devenus un argument de com’ plutôt qu’un vrai outil de travail ? La question mérite d’être posée.
Depuis quelque temps, une dérive s’installe. Les pantalons arrivent propres (heureusement !), mais encore faut-il qu’ils arrivent… Pour certains, les dotations diminuent ; pour d’autres, elles disparaissent carrément.
Et quand ils sont là, ce n’est pas forcément mieux : tailles aléatoires, longueurs improbables… Se baisser devient un sport à risque. Résultat : des pantalons qui craquent plus vite que prévu. Pas un problème de solidité, mais de bon sens.
Côté hauts, même combat. Depuis les manches longues obligatoires (pour la sécurité, bien sûr), les dotations se font attendre. Et quand elles arrivent : manches trop longues, coupes trop larges… On ne demande pas un défilé de mode, juste de pouvoir bosser correctement.
Le lavage ? Annoncé à une semaine. En réalité, plutôt deux ou trois… quand les vêtements reviennent. Parce que certains semblent avoir définitivement disparu. Mystère.
Avec 3 t-shirts, 1 veste et 3 pantalons, on atteint vite les limites. Les solutions entendues ?
- “Garde ton pantalon encore un peu…”
- “Mets un t-shirt perso dessous…”
On a connu mieux comme organisation.
Et pour l’instant, on est en hiver. Mais l’été arrive… Entre la chaleur, les manches longues et les
dotations fantômes, certains chantiers risquent de devenir… très aérés. (On évitera quand même le combo slip/chaussettes )
Sans parler des EPI “forte chaleur” qu’on attend toujours. Ce sera surement le sujet d’un autre article.
Si ça commence à coincer pour vous, ne restez pas seuls.
Passez nous voir, écrivez-nous. Vos retours peuvent aider à faire bouger les choses.
Parce qu’on est d’accord : le travail en sous-vêtements, ce n’est pas encore dans le règlement.
Arrêt maladie : une avancée… et quelques récupérations
Après un combat mené par la CGT, les arrêts maladie sont enfin pris en compte pour le calcul des congés payés. Une évolution qui impacte aussi directement l’intéressement.
Suite à une alerte de la CGT, la direction a confirmé :
- Pas de proratisation de l’intéressement versé en 2026
- Et des régularisations en cours pour les années précédentes
Une bonne nouvelle, surtout pour les salariés touchés par la maladie.
Mais visiblement, certains n’ont pas attendu pour revendiquer la victoire…
- Quitte à arriver après la bataille.
- Une chose est sûre : sans le travail engagé, rien n’aurait bougé
Pour comprendre tous les enjeux et les impacts, retrouvez l’article complet via le lien : cgtarsenaltl://#!section=61097037&item=95549799
On nous répète que notre système de retraite serait en danger parce qu’il y aurait trop de retraités par rapport aux cotisants. Mais alors, comment ne pas se poser la question pour l’avenir de Naval Group ? Comment continuer à construire des porte-avions ou des sous-marins si on est toujours moins nombreux dans les ateliers ? À force de réduire les effectifs, est-ce que notre savoir-faire et notre industrie ne risquent pas, eux aussi, d’être menacés ?
Réponse à notre lecteur
La question mérite d'être posée. Naval Group ne peut fonctionner sans la complémentarité de tous ses métiers : les ouvriers et techniciens des ateliers — chaudronniers, électriciens, soudeurs, usineurs — mais aussi ceux qui, en amont, rendent le travail possible : ingénieurs d'études, maquettistes, calculateurs structure, spécialistes en architecture navale, bureaux méthodes et industrialisation. Chacun a sa place, et l'absence de l'un fragilise tous les autres.
Or, depuis plusieurs années, certaines compétences rares partent à la retraite sans être remplacées, emportant avec elles des années de savoir-faire difficiles à reconstituer. Le recours croissant à la sous-traitance accentue ce phénomène en fragilisant la maîtrise industrielle interne.
Pour la CGT, l'enjeu est simple : préserver les compétences en interne, maintenir des effectifs suffisants à tous les niveaux, et garantir la transmission du savoir-faire entre générations. C'est la condition pour que Naval Group reste capable, demain, de construire les navires qu'on lui confie.
La Rédaction — CGT Naval Group Toulon
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